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Conserver l’environnement
pour les peuples océaniens: PROE rapport
annuel 2003
Les réseaux au service
de la conservation marine
La
collaboration d'un réseau international de conservation marine
avec les agents de l'environnement océaniens a des impacts positifs
sur la gestion communautaire des aires marines et sur les efforts de protection
de la région. Le Réseau des aires marines sous gestion communautaire
(réseau LMMA) regroupe des projets de conservation et des spécialistes
de la conservation de douze pays d'Asie du Sud-Est et du Pacifique qui
cherchent à améliorer les chances de succès de leur
action en faveur de la conservation.
Le PROE est chargé de la conduite, dans le Pacifique, du Réseau
international d'action sur les récifs coralliens (ICRAN) dont l'action
se concentre sur la gestion et sur la protection des récifs coralliens.
« Nous aidons les personnes actives dans les sites ICRAN à
comprendre ce que leur offre le réseau LMMA, à se rapprocher
les unes des autres et à mettre en pratique les connaissances ainsi
acquises dans leur propre travail » explique Madame Miriam Philip,
Adjointe du chargé de projet - Zones humides au PROE, qui participe
également au projet ICRAN. « Certains projets de conservation
marine sous gestion communautaire aux Samoa qui sont déjà
membres du réseau trouvent que les contacts avec les autres membres
de ce réseau les aident à gérer leurs zones de conservation
plus efficacement. Nous avons également persuadé des membres
d'équipes de projet aux Îles Marshall à se joindre
au réseau. »
« Ce nous cherchons à faire, c'est de créer des liens
entre les sites ICRAN qui dépendent du PROE afin de les informer
de ce qui se passe et de leur donner accès aux ressources du réseau
» dit Madame Philip. Le réseau LMMA prodigue des conseils
et s'emploie au renforcement des capacités de ses membres dans
les domaines suivants : conception, gestion, suivi et analyse de projets
et communications. Les agents de projets peuvent mettre à profit
ces compétences et les adapter à leurs circonstances, renforçant
ainsi l'impact de leur travail. M. Latu Afioga, de la zone marine protégée
d'Aleipata aux Samoa, qui a assisté à une réunion
du LMMA aux Fidji grâce au soutien du PROE, explique : « les
participants ont échangé leurs points de vue sur les diverses
idées auxquelles ils ont eu recours pour surmonter leurs difficultés
».
L'action des membres du réseau est nettement valorisée de
nombreuses manières : formation et échange de compétences,
accroissement de la participation des communautés, qui acquièrent
elles aussi de nouvelles connaissances, échanges de visites entre
les différents sites, mise en commun des acquis et des résultats
des groupes, raffinement des « meilleures pratiques » en matière
de conservation marine et établissement de relations personnelles
entre les membres du personnel des zones protégées et d'autres
praticiens de la conservation. Il est probable qu'en collaborant avec
le LMMA d'autres sites ICRAN pourront entreprendre des études similaires
qui les aideront à mieux gérer leurs ressources marines.
Table
des matières
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