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Conserver l’environnement
pour les peuples océaniens: PROE rapport
annuel 2003
Développer les compétences
des agents océaniens de l'environnement
Il
est essentiel de développer les compétences des Océaniens
si l'on désire atteindre les objectifs nationaux et régionaux.
Le PROE gère actuellement un projet qui répond directement
aux besoins de plusieurs pays du Pacifique. Avec l'appui d'AusAID et la
collaboration de volontaires détachés par Australian Volunteers
International (AVI), le PROE épaule les efforts engagés
par les ministères de l'environnement des Îles Cook, de Kiribati,
des Îles Marshall, de Niue et des Îles Salomon pour développer
leurs capacités institutionnelles ainsi que les capacités
de leur personnel. « C'est un travail qui aura des effets tout à
fait spécifiques et durables dans les pays » déclare
M. Frank Wickham, Responsable de la mise en valeur des ressources humaines
au PROE, qui assure la supervision du projet.
Mme JoAnne Braithwaite est une volontaire déléguée
par AVI ; elle occupe le poste de Responsable de la stratégie de
mise en valeur des ressources humaines (voir le Rapport annuel du PROE
pour 2002). En 2003, après avoir passé plusieurs mois aux
Îles Marshall, elle s'est rendue à Kiribati, aux Îles
Cook et à Niue, séjournant quatre mois dans chaque pays.
En 2004, elle s'est rendue aux Îles Salomon.
Le travail est intense et pratique. « Lorsque j'arrive dans un nouveau
pays, j'ai déjà une liste des points que je dois examiner
» dit-elle. « Par exemple, les activités de formation
sont-elles liées au plan stratégique de l'Organisation ?
Peut-on attendre du personnel qu'il accomplisse sa mission si on ne lui
donne pas les compétences requises ? J'examine également,
lorsqu'elles existent, les procédures qui servent au recensement
des besoins en formation. »
À Kiribati, elle a travaillé avec le ministère de
l'environnement et de la conservation, évaluant ses opérations
et formulant des recommandations visant les méthodes de gestion,
le développement de systèmes de gestion des ressources humaines
et le recensement des besoins en formation. Ce travail se poursuit : AVI
a détaché à Kiribati un autre volontaire qui est
chargé de mettre sur pied une cellule pour l'éducation communautaire,
cependant qu'un agent du ministère de l'environnement a bénéficié
d'une bourse d'étude et a été envoyé suivre
une formation en Nouvelle-Zélande.
Aux Îles Cook, Mme Braithwaite a trouvé une situation différente.
« Une nouvelle législation venait d'étendre le champ
d'application de la loi sur l'environnement [Environment Act] à
toutes les îles et non plus seulement à Rarotonga. Je suis
donc arrivée au bon moment et j'ai pu aider à la révision
des structures administratives, à la mise en place de Comités
de l'environnement sur chaque île et à la formation de 12
nouveaux agents » dit-elle. Dans tous les cas, la première
chose à faire était « de réunir tout le monde
et d'effectuer une analyse SWOT (forces, faiblesses, opportunités
et menaces), puis d'avoir une entrevue avec tous les membres du personnel
pour apprendre ce qui se passait dans le service, en découvrir
les points forts susceptibles de servir de points d'appui et les défis
à relever. » Les plans d'application de la nouvelle loi sont
maintenant bien avancés.
« Niue était en train de mettre en place sa nouvelle loi
sur l'environnement [Environment Bill] » dit-elle. « Nous
devions élaborer une stratégie qui tenait compte de la situation
de Niue, où un effectif de trois agents doit répondre aux
préoccupations environnementales d'une très petite population.
» La démarche la plus appropriée a consisté
à confier certaines activités environnementales à
des groupes locaux tout en renforçant les aptitudes des agents
de l'environnement à en superviser l'exécution et à
prodiguer les conseils nécessaires. « Aux dernières
nouvelles, la proposition avait été soumise au Conseil des
ministres » précise-t-elle. « Mais le sévère
impact du cyclone Heta, à la fin de l'année dernière,
a tout interrompu. »
Mme Braithwaite s'intéresse tout particulièrement à
l'analyse des besoins en formation et planification des actions de formation.
Selon elle : « Le défi est de veiller à ce que les
crédits affectés à la formation soient utilisés
de la manière la plus efficace pour répondre aux besoins
spécifiques des Membres du PROE en matière de formation
et de développement ». « Ce qui m'inquiète,
c'est que, pour certains, le concept de formation et de développement
semble automatiquement impliquer un voyage à l'étranger
pour assister à un atelier. Tant de progrès pourraient être
réalisés en matière de perfectionnement du personnel
rien qu'avec de saines pratiques de gestion des performances et de formation
sur le terrain ! Si le personnel avait régulièrement l'occasion
d'examiner ses performances et de recevoir des conseils avisés,
ces organisations connaîtraient une amélioration considérable.
»
Les ateliers régionaux sont un moyen efficace de promouvoir la
constitution de réseaux reliant les pays. « Cependant, les
activités de formation au niveau national permettent de constituer
des groupes de personnel clé qui s'entraident par la suite lorsqu'il
s'agit d'incorporer des comportements nouvellement acquis au niveau du
travail de tous les jours » déclare-t-elle. « Les nations
du Pacifique doivent assumer la propriété d'activités
de formation qui leur sont propres ; elles doivent déterminer leurs
besoins, rechercher les formations nécessaires et en exploiter
les résultats. »
En définitive, on doit pouvoir compter sur des être humains.
Comme dit Mme Braithwaite « J'éprouve un sentiment de réussite
quand j'arrive à influencer les façons de penser ».
Table des matières
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