Le 14 mai, un nettoyage de plage a été organisé à Etmat Bay par la Maison des Francophonies, en collaboration avec l’association Eraso Nafzan et Hélène Le Grand (Vaiko), consultante pour le projet SWAP2 au Vanuatu, financé par l’Agence française de développement (AFD) et mis en œuvre par le Programme régional océanien de l’environnement (PROE).
Bien que cet audit n’ait pas été réalisé sur l’un des quatre sites officiels de suivi SWAP2, audités tous les six mois par Vaiko dans le cadre des activités de gestion des déchets marins du projet, l’initiative s’est inspirée du projet SWAP2.

La Maison des Francophonies a décidé d’organiser cette enquête de plage et cet audit de déchets, avec le soutien de Vaiko pour l’enregistrement et la mise en ligne des données, afin de renforcer la collecte et le suivi des données sur les déchets marins au Vanuatu. Dans le cadre du projet SWAP2 et des programmes partenaires tels que POLP et GEF ISLANDS, le PROE a réalisé 93 enquêtes et audits sur 54 zones d’étude dans huit pays et territoires insulaires du Pacifique – Fidji, Polynésie française, Samoa, Îles Salomon, Tonga, Tuvalu, Vanuatu et Wallis-et-Futuna – ce qui a permis de recenser 93 691 déchets et de collecter 5,71 tonnes de déchets avec la participation de plus de 4 119 bénévoles. Tous ces audits suivent une méthodologie standardisée développée par l’association néo-zélandaise Sustainable Coastlines et appliquée de manière cohérente dans les neuf pays et territoires partenaires participant au projet SWAP2 – Kiribati devrait rejoindre le programme prochainement.
Les données issues des enquêtes sont mises en ligne sur la plateforme Litter Intelligence, garantissant la collecte et le partage libre de données comparables sur les déchets marins dans toute la région Pacifique. Lors de ce nettoyage, environ 50 participants se sont réunis avec un objectif commun : agir pour protéger notre environnement marin tout en mieux comprenant les types de déchets qui l’affectent ! Honoré Albert, Secrétaire de l’association Eraso Nafzan d’Erakor, a souligné l’importance de l’action communautaire en déclarant : « Dans les lagons d’Erakor, chaque déchet retiré représente un pas de plus vers la restauration du lien précieux entre nos communautés et les océans nous font vivre. » Amata Fiakaifonu, Directrice de la Maison des Francophonies de Port-Vila, a ajouté : « Ramasser les déchets aujourd’hui, c’est préserver l’océan de demain. »

Légende : « Activité d’enquête sur la plage » Une zone d’étude désignée a été mise en place, et tous les déchets présents dans cette zone ont été soigneusement collectés, triés et enregistrés dans le cadre d’un audit structuré selon la méthodologie développée par Sustainable Coastlines. Bien que des déchets supplémentaires aient été ramassés en dehors de la zone d’étude, seuls les éléments trouvés dans la zone désignée ont été inclus dans les résultats officiels de l’audit. Légende : « Activité d’audit : tri des déchets en plus de cent catégories » Une observation clé de la zone d’étude est que, sur les 1 745 déchets recensés, plus de la moitié étaient des objets en plastique (987).
Parmi eux, les bénévoles ont collecté 185 bâtonnets de sucettes, 248 emballages alimentaires et 399 fragments de plastique dur non identifiés. Revenant sur l’importance de la collecte de données dans la lutte contre la pollution marine, Hélène Le Grand, fondatrice de Vaiko, a déclaré : « En transformant l’identification des déchets marins en données concrètes et exploitables, nous pouvons favoriser des prises de décision plus éclairées et encourager des solutions durables pour protéger notre environnement sur le long terme. » Les données ont été mises en ligne sur la plateforme Litter Intelligence de Sustainable Coastlines et sont accessibles publiquement ici : https://litterintelligence.org/data/survey?id=3873

Ces résultats mettent en évidence le défi persistant de la pollution plastique et soulignent l’importance d’une action collective continue, d’un suivi basé sur les données et de l’engagement communautaire. Le PROE et l’équipe de gestion du projet SWAP remercient chaleureusement la Maison des Francophonies et Vaiko pour l’organisation de cet événement, ainsi que les 50 bénévoles qui se sont mobilisés pour maintenir le Vanuatu et le Pacifique propres et beaux.
À PROPOS DU PROJET SWAP Le projet SWAP2 contribue aux objectifs de la Stratégie pour un Pacifique plus propre en améliorant les infrastructures de gestion des déchets, en renforçant les capacités et en favorisant la collaboration régionale. Doté d’un financement total de 4,3 millions d’euros apporté par l’Agence française de développement (AFD), le programme accompagne neuf pays et territoires insulaires du Pacifique : les Fidji, Îles Salomon, Kiribati, la Polynésie française, les Samoa, Tonga, Tuvalu, Vanuatu et Wallis-et-Futuna. Le projet Sustainable Waste Actions in the Pacific – Phase 2 (SWAP2) est financé par l’Agence française de développement (AFD) https://www.afd.fr et mis en œuvre par le Programme régional océanien de l’environnement (PROE) www.sprep.org. Pour plus d’informations, veuillez consulter : https://swap.sprep.org ou contacter Mme Julie Pillet, cheffe de projet SWAP, à l’adresse suivante : juliep@sprep.org