Submitted by leannem on Fri, 03/11/2022 - 16:10
Used oil stockpiles
March 11, 2022 by leannem
Waste Management and Pollution Control
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Photo principale : Stock de contenants d’huiles usagées sur le site de la Samoa Recycling and Waste Management Association. 

8 mars 2022, Apia. La première consultation des parties prenantes sur le plan national de gestion des huiles usagées pour les Samoa, tenue ce mardi, a placé sous le feu des projecteurs la gestion efficiente et sûre des huiles usagées.

Organisée par le ministère des Ressources naturelles et de l’Environnement (MNRE) et le Secrétariat du Programme régional océanien de l’environnement (PROE), la consultation a réuni tous les acteurs impliqués à différents titres dans la gestion des huiles usagées aux Samoa, de leur importation jusqu’à leur élimination. Parmi les participants figuraient les représentants de l’Administration fiscale et douanière, du ministère des Finances, du ministère du Commerce, de l’Industrie et du Travail, de la Chambre de commerce des Samoa, de l’Association samoane pour le recyclage et la gestion des déchets (Samoa Recycling and Waste Management Association, SRWMA) et de plusieurs entreprises locales concernées.  

L’objectif de cette première consultation était de présenter aux parties prenantes le projet « S’engager pour une Gestion Durable des Déchets dans le Pacifique », ou SWAP (Committing to Sustainable Waste Actions in the Pacific). Cette initiative, financée par l’Agence française de développement (AFD), vise à améliorer les conditions sanitaires, environnementales, sociales et économiques dans les pays et territoires insulaires du Pacifique, notamment grâce à la mise en œuvre de projets pilotes et à l’élaboration de plans nationaux de gestion des huiles usagées aux Samoa, aux Îles Salomon, à Tonga et au Vanuatu. 

« La gestion des huiles usagées constitue une priorité pour les Samoa, dans la mesure où les stocks augmentent alors que les dispositifs de recyclage et d’élimination sont limités. Aucun mécanisme ne permet actuellement la mise en œuvre d’une gestion efficiente ; la plupart des déchets et des huiles usagées finissent ainsi dans des décharges sauvages, sont brûlés ou sont utilisés à d’autres fins », a déclaré Aliimuamua Setoa Apo, administrateur en chef de la division de l’Environnement et de la Conservation du MNRE.

« Il est important d’agir car la gestion inappropriée des huiles usagées nuit à la santé des populations et menace la préservation des milieux naturels et de leurs ressources ». 

« Remédier à cette mauvaise gestion à l’échelle locale et nationale passe par une approche collaborative, rationnelle et respectueuse de l’environnement. Bien que nous fassions partie du problème, nous sommes aussi au cœur de la solution », a-t-il ajouté.

Selon M. Anthony Talouli, directeur par intérim de la divisionGestion des déchets et de lutte contre la pollution  du PROE, cette consultation constitue l’étape préliminaire à l’élaboration d’un plan de gestion des huiles usagées qui permet de préserver la propreté et la résilience du Pacifique.

« Le type d’huile que l’on importe le plus au sein des pays insulaires du Pacifique est l’huile lubrifiante, utilisée pour les moteurs des véhicules automobiles et d’autres grosses machineries. Le projet SWAP prévoit un programme de formation sur la gestion efficiente et sécuritaire des huiles usagées (collecte, transport et stockage). Cette formation inclut un volet d’enseignement sur la gestion des déversements, un problème difficilement évitable lorsque l’on manipule des huiles usagées », a expliqué M. Talouli.

Cette proposition a été bien accueillie par Marina Keil, présidente de la SRWMA, qui œuvre pour l’élimination des huiles usagées aux Samoa. Selon elle, le manque de capacité et de savoir-faire est un défi à relever en vue d’une meilleure gestion des huiles usagées.

La consultation des parties prenantes marque l’amorce de l’élaboration du plan national de gestion des huiles usagées. Elle a permis de recueillir des informations auprès des acteurs qui, engagés dans la gestion de ces déchets dans le pays, sont pleinement conscients des problèmes associés à leur utilisation, leur gestion, leur stockage et leur élimination. Ces informations, ainsi que celles qui seront recueillies lors de futures consultations, serviront à alimenter le plan national sur la gestion des huiles usagées et à orienter les pouvoirs publics et les experts locaux pertinents en vue d’une gestion efficiente et sûre de ces déchets. 

Au sujet du projet SWAP
Le projet SWAP vise à améliorer, au moyen d’une gestion appropriée des déchets, les conditions sanitaires, environnementales, sociales et économiques dans les pays et territoires insulaires du Pacifique.  Les sept pays et territoires insulaires du Pacifique impliqués dans le projet SWAP sont les Fidji, les Îles Salomon, la Polynésie française, le Samoa, les Tonga, le Vanuatu et Wallis-et-Futuna. La Nouvelle-Calédonie recevra également un appui technique du SWAP.

Le projet « S’engager pour une gestion durable des déchets dans le Pacifique » (Committing to Sustainable Waste Actions in the Pacific – SWAP) est financé par l’Agence française de développement (AFD) https://www.afd.fr/ et mis en œuvre par le Secrétariat du Programme régional océanien de l’environnement (PROE) https://www.sprep.org/ .

L’Agence française de développement (AFD) met en œuvre la politique de la France en matière de développement et de solidarité internationale. Par ses financements aux ONG et au secteur public, ainsi que ses travaux de recherche et ses publications, l’AFD accompagne et accélère les transitions vers un monde plus juste et résilient. Elle propose également des formations dans le domaine du développement durable (Campus AFD) et des activités de sensibilisation en France.

« Nous construisons avec nos partenaires des solutions partagées, avec et pour les populations du Sud. Nos équipes sont engagées dans plus de 4 000 projets sur le terrain, dans les Outre-mer français et dans 115 pays et territoires en crise, pour les biens communs : le climat, la biodiversité, la paix, l’égalité femmes-hommes, l’éducation ou encore la santé. Nous contribuons ainsi à l’engagement de la France et des Français en faveur des Objectifs de développement durable (ODD). Pour un monde en commun. »

Pour de plus amples informations, veuillez contacter Mme Julie Pillet, coordinatrice du SWAP à l’adresse : [email protected]. Ou vous rendre sur le site Internet dédié : https://www.sprep.org/SWAP/fr/sustainable-waste-actions-in-the-pacific-swap